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Cet ensemble de textes a été conçu à la demande de lecteurs de la revue en ligne Automates-Intelligents souhaitant disposer de quelques repères pour mieux appréhender le domaine de ce que l’on nomme de plus en plus souvent les "sciences de la complexité"... lire la suite

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 20:54

Vous manquez de temps? Pourquoi ne pas vous en passer?
Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin 27/09/2010


Sources
 Carlo Rovelli. Forget time, août 2008 http://www.fqxi.org/data/essay-contest-files/Rovelli_Time.pdfréservé aux physiciens)
 Carlo Rovelli: Entretien http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=27848 (payant) 
 Petr Horava http://en.wikipedia.org/wiki/Petr_Ho%C5%99ava
 NewScientist; Anil Ananthaswamy Rethinking Einstein. The end of space-time.Août 2010 http://www.newscientist.com/article/mg20727721.200-rethinking-einstein-the-end-of-spacetime.html (payant)
 Sur le graphène http://fr.wikipedia.org/wiki/Graph%C3%A8ne

 

Le Dieu Chronos, réputé dévoreur de ses enfants.

Article en discussion. N'hésitez pas à réagir


Ce même mot, le temps, désigne deux «choses » différentes, que l'on appelle en général le temps psychologique et le temps physique ou cosmologique. Le temps psychologique correspond à une intime conviction, partagée par chacun d'entre nous, au moins dans les sociétés occidentales: nous changeons en permanence, de façon irréversible et plus ou moins rapidement. Au terme de ceux de ces changements qui nous affectent personnellement, nous mourrons. Comment mesurer la nature et le rythme de ces changements? Ils paraissent s'inscrire dans un cadre évolutif extérieur à nous, de nature à proprement parler indéfinissable, mais qui peut être mesuré, d'abord intuitivement, puis avec des instruments de plus en plus précis. Cependant, la sensation subjective que nous avons de l'écoulement du temps n'est pas la même pour tous les instants de la vie et pour toutes les personnes. D'où l'hypothèse qu'il s'agit d'une construction psychologique, de nature culturelle.

Le temps physique ou cosmologique est tout autre. Il s'agit d'une des variables, représentée en pratique par la lettre « t » , que les physiciens utilisent dans les équations par lesquelles ils modélisent l'univers. « t » désigne l'écoulement du temps dans lequel s'inscrit l'histoire de l'univers. Selon les modèles d'univers retenus, il peut avoir des significations très différentes. Dans les modèles dits galiléo-newtoniens, le temps est une constante. Il est défini comme un cadre absolu et est inaltérable. En particulier il ne subit pas l'influence des mouvements des astres. C'est cette propriété qui a suggéré l'idée de le représenter par les horloges. Dans les modèles de la relativité générale proposés par Einstein, il est associé à l'espace avec lequel il varie de façon coordonnée. Il est déformé par la présence des masses. Le temps accélère ou ralentit selon la densité du milieu où se trouve celui qui l'observe. L'espace-temps est déformé par la présence de matière qui se manifeste par une force appelée gravité.

Pour Einstein, temps, espace et matière ne peuvent exister l'un sans l'autre. Cette notion retire de son importance au temps. Ce ne sont plus le temps et l'espace qui sont le cadre des phénomènes mettant en jeu la matière, mais les corps qui influent principalement sur le temps et l'espace. Dans un univers sans masse, le temps disparaît. Il en est de même dans les univers très massifs où les corps approchent de la vitesse de la lumière. Le lien entre espace et temps a aussi pour conséquence que la notion de simultanéité perd de son absolu : tout dépend de l'observateur. Ce phénomène n'est visible que si les observateurs se déplacent l'un par rapport à l'autre à des vitesses relativement élevées par rapport à la vitesse de la lumière. Ainsi le temps objectif du physicien n'en est pas moins variable, on dit aussi « local ». La mesure du temps est différente d'un observateur à un autre, quand leurs vitesses respectives sont différentes l'une par rapport à l'autre.

En pratique, pour celui qui expérimente le temps physiologique comme une réalité s'imposant à lui, le concept de temps physique n'a aucun sens. Il ne lui donne pas d'indications sur la façon dont est né dans le passé et pourra évoluer dans l'avenir ce temps physiologique, le seul qui l'intéresse. Pourquoi donc s'intéresser aux modèles cosmologiques cherchant à préciser le concept de temps physique ou cosmologique?

Sans doute parce que, intuitivement, ceux qui s'inscrivent dans le temps physiologique doivent sentir que ce dernier n'est pas une réalité, mais une création de leur cerveau. Ils perçoivent intuitivement que le concept de temps cache quelque chose de beaucoup plus profond, dont l'approfondissement pourrait changer la façon dont ils se représentent, eux-mêmes et le monde où ils vivent. On retrouve dans ce cas particulier l'attirance pour les concepts abstraits de la science fondamentale, même lorsque les découvertes entraînant l'approfondissement de ces concepts n'entraîne aucune conséquence pratique, immédiatement ou à terme.

Grâce à cette attirance, la science fondamentale progresse, malgré le peu de crédits dont elle dispose. Nous allons examiner brièvement ici quelques nouveautés actuellement en discussion, concernant aussi bien le temps psychologique que le temps cosmologique.

Le temps psychologique

Une hypothèse se répand de plus en plus, à propos de la nature de ce que nous nommons ici le temps psychologique . Si depuis l'antiquité grecque les philosophes et généralement les humains considèrent qu'il s'agit d'un cadre indépendant dans lequel s'inscrivent nos actions individuelles, sans pouvoir en modifier le cours, un certain nombre de chercheurs commencent à se demander si la conception que nous en avons n'est pas une création de nos cerveaux, de même que par exemple la couleur.

Les couleurs n'existent pas en tant que telles dans la nature, il s'agit seulement d'émissions électromagnétiques de différentes fréquences que nos cerveaux d'homo sapiens ressentent et interprètent d'une façon qui nous est propre, différente sans doute de celles dont beaucoup d'animaux interprètent les mêmes émissions, quand leurs sens leur permettent de les percevoir.

Le fait que depuis des siècles les humains ressentent le temps d'une façon identique ne voudrait pas dire que celui-ci serait un phénomène indépendant de nous. Il voudrait seulement dire que nos cerveaux ont depuis des siècles acquis les bases neurales permettant de le faire d'une façon identique, façon probablement sélectionnée par l'évolution parce qu'elle était favorable à notre survie. Il en est de même d'ailleurs des couleurs. Ce n'est pas parce que les cerveaux des peintres pariétaux du 15e millénaire avant notre ère leur permettaient (semble-t-il) de distinguer quelques couleurs de base que ces couleurs existent en tant que telles dans la nature. C'est parce que leurs cerveaux, sur ce plan là, étaient déjà configurés comme les nôtres.

Nous changeons en permanence, que ce soit au niveau de l'arrangement des molécules et cellules composant notre organisme, qu'à celui de l'agencement de celui-ci dans la société et des relations qu'entretiennent ces sociétés les unes avec les autres. S'interroger sur la nature du temps ne voudrait pas dire nier ces changements. Il est impossible de nier l'évolution, sauf à nier l'ensemble des phénomènes que nous pouvons identifier autour de nous. La question porte seulement sur la raison pour laquelle nos cerveaux, depuis des siècles mesurent ces changements à partir d'une référence unique, si universelle que l'on a finit par y voir une constante universelle du cosmos.

En fait, comme on sait, les moyens de mesurer le temps ont été différents à travers les âges, cycles des jours et des nuits, mouvements des astres, battements de coeur même (Galilée ayant utilisé son pouls pour constater la périodicité des oscillations d'un pendule, ce qui prouve qu'à l'époque tout au moins ses battements de coeur étaient très réguliers). Ce qui est devenu universel à l'usage fut le sentiment, d'ailleurs intuitif et non partageable) que le temps s'écoulait et qu'il s'écoulait d'une façon uniforme pour tout le monde.

Si l'on en revient à l'hypothèse de la psychologie évolutionnaire selon laquelle cette intuition généralisée est devenue un trait commun à tous les humains modernes parce qu'elle avait été sélectionnée depuis longtemps par l'évolution comme permettant des avantages de survie au sein de l'espèce, on doit cependant se demander quels étaient ces avantages et surtout, à partir de quel support physiologique commun s'est structurée l'émergence de cette notion d'un temps commun.


Il est inutile de s'interroger longtemps sur l'intérêt de disposer, à l'échelle de l'ensemble des sociétés humaines, d'un indicateur identique mesurant les transformations internes des individus et des groupes. La réponse semble évidente. Sans un tel indicateur, antérieur bien évidemment à l'invention des appareils à décompter le temps, aucun fonctionnement social de quelque ampleur n'aurait été possible.

Une question bien plus importante consiste à identifier les bases physiologiques ou neurologiques existant chez les homo sapiens comme sans doute chez de nombreuses autres espèces, ayant permis l'exaptation (pour reprendre le terme du regretté Stephen Jay Gould) de la perception de chronicité. Il fallait que ces bases existent chez les animaux bien avant que les hommes modernes ne s'appuient sur elles pour « inventer » le temps tel que notre cerveau croit aujourd'hui le percevoir. S'agit-il de quelque horloge biologique universelle, est-elle située au niveau des processus intracellulaires ou intercellulaires, est-elle seulement d'origine neuronale, trouve-t-elle son origine dans l'agitation thermodynamique des atomes et molécules de notre corps?

Nous n'avons pas eu pour notre part écho de beaucoup de recherches sur ces questions, qui seraient pourtant fort intéressantes. Tout ce qu'a constaté la psychologie la plus banale est que la perception du temps est légèrement différente selon l'âge, les acquis culturels et les racines sociales des individus. Il y aurait donc là nous semble-t-il un vaste domaine de recherche à approfondir. Les conséquences pratiques pourraient en être importantes.

Le temps cosmologique

Beaucoup de chercheurs, plutôt que s'interroger sur les processus biologiques gouvernant leur propre perception du temps, ont préféré rechercher les sources du temps dans le cosmos. Les articles référencés dans cet article et que nous allons commenter montrent qu'ils commencent peut-être à éclaircir la question. Comme nous l'avons rappelé en introduction, il existe deux grandes écoles partageant les physiciens à propos du temps.

L'une, théorisée par Newton et modifiée par Einstein fait du temps une variable indépendantes des évènements qu'y s'y déroulent, de même que la cage est indépendant des mouvements qu'y effectue le hamster. Référence absolue pour Newton, en l'espèce une cage réellement indépendante des déplacements du hamster, cette cage est devenue avec le Einstein de la relativité générale et les théoriciens de l'espace-temps, une référence relative, précisément, aux mouvement du hamster. La cage s'étend ou se rétrécit, tant dans l'espace que dans le temps, selon la vitesse des mouvements qu'y effectue le petit rongeur. Elle reste cependant une référence commune à tous les hamsters, respectant notamment la distinction entre un avant et un après, dite aussi la flèche du temps.

Pour la mécanique quantique au contraire, le temps n'a pas de sens, non plus que l'espace. Il s'agit d'arrière-plan statiques au mouvement des particules. A son échelle, au dessous de la longueur dite de Planck (10-35 centimètres) les trajectoires n'existent plus. Les particules (ou ce que l'on entend par ce mot) ne suivent plus de trajectoires individuelles observables . Elles résultent de la superposition d'un nombre très grand, sinon infini, de positions. Il n'est plus possible, dans ces conditions, de faire référence à une quelconque variable temps. Si l'on voulait extrapoler cette constatation à l'échelle du monde macroscopique, on pourrait dire que celui-ci résulte de la superposition d'états quantiques, c'est-à-dire de positions sans temps propres communs. Ce ne serait que sur le plan de la statistique des grands nombres que l'on pourrait éventuellement y voir émerger un temps commun.

Selon Carlo Rovelli, théoricien avec Lee Smolin de la gravitation quantique à boucles, il n'est pas impossible d'exprimer les équations de la relativité générale sans temps. La gravitation quantique à boucles essaie aujourd'hui de le faire, en prédisant des relations entre variables physiques ne tenant pas compte du temps. Elle veut rendre compte des changements en mesurant les changements de ces variables les unes par rapport aux autres. Ceci rendrait compte de l'évolution du monde sans tenir compte du temps. Mais la théorie générale d'une telle formulation, dit Rovelli, manque encore.

En reprenant le point de vue subjectif que nous évoquions ci-dessus, c'est en fait un peu ce que nous faisons dans la vie courante. Nous ne sommes pas toujours la montre à la main pour mesurer la nature temporelle des changements. Notre cerveau est par contre constamment occupé à mesurer les changements de positions des objets qui nous entourent, entre eux ou par rapport à nous. Sans doute mesure-t-il aussi, au plan endogène, les changements de position ou d'état de nos divers organes internes. Ce sont ces changements qui nous intéressent.

Lorsque je conduis une voiture, par exemple, je m'intéresse surtout à la position qu'occupe cette voiture par rapport à la voiture voisine ou au bord de la route. Je vis alors pleinement dans un univers relationnel et non dans un univers temporel. Les positions respectives se transforment, mais sans référence à une valeur temps commune. Ce ne sera que par un raffinement du cerveau calculateur qu'il m'arrivera de faire des hypothèses computationnelles concernant le temps qui me séparerait de la collision éventuelle avec un objet extérieur – d'où l'intérêt de survie, rappelé ci-dessus, consistant à disposer au plan social d'une unité de temps commune. Je peut en effet espérer que les autres automobilistes s'y réfèreront comme moi pour éviter les accrochages.

Le temps de Pietr Horava

Sur ces entrefaites, le physicien tchèque Pietr Horava, expatrié à Berkeley, a proposé en janvier 2009 une théorie de l'espace-temps qui provoque depuis un buzz considérable dans la communauté. La question est trop complexe pour être exposée ici en détail. Nous renvoyons aux articles cités en source comme aux commentaires qui les accompagnent sur les sites éditeurs. De quoi s'agit-il cependant? Comme on s'en doute, Horava est à cent lieux de l'approche biologico-neurologique du temps que nous évoquions ci-dessus. Par contre, c'est toute la cosmologie moderne qui pourrait être ébranlée par ses hypothèses, si elles se révélaient fondées.

Elles questionnent les constantes dites universelles, et notamment la conception que l'on peut se faire de l'après big-bang, des trous noirs, de la matière noire et de l'énergie noire. Les divergences rappelées plus haut entre relativité et mécanique quantique se manifestent de façon particulièrement gênante à propos de la constante gravitationnelle G, définie par Newton et reprise avec quelques modifications par Einstein. La force d'attraction entre deux corps massifs est proportionnelle au produit de leur masse et inversement proportionnelle au carré de la distance qui sépare leurs centres de masse respectifs. Autrement dit, la constante gravitationnelle est une constante de proportionnalité de la force de gravitation c'est-à-dire d'attraction entre les corps.

Aux grandes échelles, les équations de la relativité générale donnent une valeur de G à peu près conforme aux observations (bien que celles-ci soient difficiles à réaliser avec-précision). Aux très petites distances, la relativité général doit tenir compte des fluctuations quantiques de l'espace-temps qui affectent les objets observées, ce qui donne pour G des valeurs inutilisables, rendant les prédictions impossibles.

Or Pietr Horava a voulu observer ce qui se passait dans un matériau très commun, la mine d'un crayon ordinaire, constituée de graphite. Le graphite résulte de l'empilement de cristaux monoplans de carbone dits graphène. Ce dernier corps fait actuellement l'objet de nombreuses études compte tenu des propriétés que l'on y découvre. Il s'agit d'une forme de ce que l'on nomme la matière condensée. On appelle physique de la matière condensée celle qui s'intéresse aux structures qui apparaissent dans les systèmes où le nombre de constituants est grand et les interactions entre eux sont fortes.  C'est le cas du graphène.

Les atomes de graphène sont de très petites particules et les mouvements des électrons qui s'y meuvent peuvent être décrits par les équations de la mécanique quantique. Comme par ailleurs ils se déplacent à des vitesses très inférieures à celle de la lumière, il n'est pas nécessaire de tenir compte des effets relativistes. Si cependant l'on refroidit le graphène aux alentours du zéro absolu, les mouvements des électrons y accélèrent considérablement si bien qu'il faut faire appel aux théories de la relativité pour les décrire correctement.

L’une des idées centrales de la relativité est que l’espace-temps doit posséder une propriété appelée “symétrie de Lorentz” : pour que la vitesse de la lumière reste identique indépendamment des observateurs et de la vitesse avec laquelle ils se déplacent, le temps et les distances se contractent exactement dans les mêmes proportions. Or Horava a constaté que dans le graphène, la symétrie de Lorentz ne s’y manifeste pas toujours. Elle dépend des variations de température. Il s’est donc demandé si la même chose ne pourrait pas être vraie dans notre Univers. Ce que nous voyons est un cosmos froid, où le temps et l'espace apparaissent liés par la symétrie de Lorenz. Mais qu'en était-il aux origines lorsque le cosmos était chaud? La symétrie qui apparait aujourd'hui comme une constante de la nature et qui définit la relation entre le temps et l'espace n'a-t-elle pas émergé après le Big Bang, comme elle émerge dans le graphène quand sa température est modifiée?

Horava pour y voir clair a supprimé la symétrie de Lorenz dans les équations d'Einstein. Il a pu alors décrire la gravité dans le même cadre quantique que les autres forces naturelles. La gravité se manifeste en ce cas comme la force attractive de particules depuis longtemps nommées gravitons. Le  graviton est une particule élémentaire hypothétique qui transmettrait la gravité dans la plupart des systèmes de gravité quantique. Il serait donc le quantum de la force gravitationnelle. De plus, Horava a réalisé une autre modification. La théorie d’Einstein ne donne pas la direction prise par le temps, par exemple du passé vers le futur. Cependant, l’Univers tel que nous l’observons semble évoluer uniquement dans ce sens . Horava a donc donné au temps une direction préférée. Une fois ces changements réalisés, il a découvert que la théorie quantique des champs pouvait décrire la gravitation à des échelles microscopiques sans donner les résultats absurdes obtenus lors des autres tentatives.

La synthèse si longtemps cherchée par les théoriciens de la gravitation quantique, qu'il s'agisse des spécialistes de la théorie des cordes ou de Rovelli et Smolin développant la gravitation quantique à boucle, serait-t-elle donc enfin trouvée? Autrement dit, Horava ne propose-t-il pas une façon de se représenter le temps, ou l'espace-temps, indépendante des échelles? Certains diront que, d'une certaine façon, il serait en train de tuer le temps.

On peut s'interroger sur la validité des hypothèses consistant, en dehors de toute expérience, à modifier ou supprimer des variables afin de maintenir l'équilibre des équations. En quoi la « vraie nature » du temps, à supposer que l'on puisse employer ce terme, serait-elle précisée? Horava est donc critiqué. Mais il a également suscité, depuis 2009, d'autres travaux – toujours théoriques évidemment - semblant confirmer ses hypothèses.

C'est le cas des simulations dues à Jan Ambjorn de l'Institut Niels Bohr de Copenhage (voir http://arxiv.org/abs/1002.3298 ) ou de celles du Japonais Shinji Mukohyama de l'Université de Tokyo qui s'est intéressé à l'application des hypothèses de Horava dans le cas de la matière noire (Voir http://arxiv.org/abs/0905.3563 )


L'observation instrumentale, dans l'avenir, permettra sans doute de vérifier la pertinence des hypothèses de Horava et de celles qu'il a suscité dans le milieu des physiciens des hautes énergies. En dehors de ce que le LHC pourra produire, certains cosmologistes espèrent beaucoup de l'étude des trous noirs supermassifs, notamment de l'hypothétique Sagittarius A* supposé se trouver au centre de notre galaxie, qui apparaît beaucoup plus étrange que ne le laissait prévoir la théorie classique des trous noirs.

Cela remettra-t-il en cause les conceptions intuitives du temps que les organismes vivants supérieurs se sont donnés au cours de l'évolution. Peut-être pas? Mais peut-être quand même. Notre cerveau ne perçoit-il pas ce que dans certaines de ses aires corticales il s'imagine qu'il devrait percevoir?

 

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commentaires

snoring aids 07/05/2014 14:35

Je pense que théoriser le début de l'univers est inutile. Tout comme un chimpanzé ne peut jamais être enseigné calcul, nous ne pourrions pas ne pas être assez intelligent pour comprendre ou même découvrir la vérité, même si elle est à regarder droit devant nous.

Dr DIASOLUKA 26/06/2013 03:11

Ce qui est vrai, la stricte vérité, c'est ceci :

Le temps n'existe pas sans l'espace et l'espace n'existe pas sans le temps.

Les deux notions sont fortement intriquées qu'elles sont l'une par rapport à l'autre comme "l'énergie est à la matière" ou "le photon ou quantum à l'onde d'énergie cfr lumineuse" (interchageable ou plutôt l'une est une manifestation différente de l'autre).

Si je ne me trompe, d'après Eistein on ne peut pas connaître la vitesse et la position exacte d'un objet en un temps précis et unique, T.

Or la vitesse fait intervenir simultanément la notion de l'espace et la notion de temps (espace parcouru par unité de temps).

Il faut deux repères temps et deux repères espace plutôt position.

Mais à ce que je sache on ne peut pas avoir en un même moment disponibles deux temps (plutôt moments - pas le moment d'inertie) différents, deux moments en un même moment... Puisqu'en fait le présent (et donc le temps) n'est que virtuel. Pendant que j'essaie d'enfoncer la touche de mon clavier, l'événément entre déjà dans le passé, donc le véritable présent n'est que virtuel et en réalité inexistant.

Dans la réalité ABSOLUE, L'HORLOGE NE DONNE PAS LE TEMPS MAIS L'ESPACE PARCOURU PAR LES AIGUILLES ou DES CHIFFRES. Qu'est-ce qui dit que l'horloge nous donne le temps qui coule (en Juin 2011, TOUTES les horloges numériques de la Sicile ont affiché plus de quinze minutes d'avance, peu importent les raisons) ? Qui a vu et palpé le temps et a pu confirmer que tel moment (qui en réalité est extrêmement furtif) est réellement associé à ceci ou cela d'une montre ? Il existe bien ce qu'on appelle TEMPS PSYCHOLOGIQUE qui est donc imaginaire mais plus réel pour la personne, que ce que nous considérons comme le temps réel.

Et puisque le futur est apparemment un amas de présents à venir, et comme le présent n'existe pas (ou du moins se présente-t-il peut-être comme une singularité), on peut dire que le futur aussi n'existe pas.

Mais puisque le passé est une collection des temps présents, et que le présent n'existe pas, alors le passé non plus n'existe pas.

Alors, le temps n'est qu'une notion virtuelle qui en fait n'existerait pas, et donc la vitesse n'existe pas, et don puisqu'il y a une relation qui lie l'espace à la vitesse (e = v*t), comme le temps n'existe pas donc l'espace n'existe pas non plus. D'ailleurs en téléportation quantique qui se fait instantanément, les notions de mouvement et de distance n'existent pas. De plus l'univers nous paraît grand seulement parce que nous, sommes minuscules.

Comme on le dit si souvent :
Le temps est une illusion, mais aussi
L'espace aussi est une illusion :
1. Illusions d'optique oblige
2. Les images se forment dans l'oeil, renversées...

Là on quitte la notion de singularité pour sombrer dans la notion d'absurdité.

Et le CHRONOVISEUR dans tout cela ?

Il paraît que le temps ne serait pas continu, mais évoluerait en sauts successifs, donc serait aussi un quantum (aspect particulaire du temps = le temps serait une particule ?). Mais alors entre les deux "positions du temps", qu'est-ce qu'il en est ? De plus le temps saute d'où à où ? décidément le temps existe au sein de l'espace puisqu'il fait des bonds, mais non puisque nous distinguons les deux éléments. Il ne fait pas non plus ces bonds dans le temps puisque c'est du temps justement qu'il s'agit.

Du coup il y a lieu d'envisager un troisième élement inconnu de nous et que nous ne connaîtrons peut-être jamais, dans lequel évoluent l'espace et le temsp.

Mais aussi dans la vie de toute chose (individus, nations...), il y a des périodes de haut et de bas, d'où le temps aurait aussi une nature ondulatoire, donc particulaire et ondulatoire en même temps comme... la lumière.

Du coup, on peut croire qu'effectivement la vitesse de la lumière serait un facteur déterminant du temps : si vous dépassez la vitesse de la lumière comme dans les espaces superlumineux, vous pouvez librement voyager dans le temps.

Si on peut se déplacer dans l'espace sans se déplacer dans le temps (ce qui n'est pas possible puisque ça équivaudrait ipso facto à se déplacer dans le temps vers le futur),

alors on peut aussi se déplacer dans le temps sans se déplacer dans l'espace (ce qui n'est pas possible non plus).

Ce qui est vrai aussi, c'est que nous sommes en perpétuel mouvement (nos atomes et électrons, le mouvement complexe des astres...)

En définitf, puisque l'espace nous paraît bien exister (il faut se rendre à l'évidence), donc le temps aussi existe sinon nous-mêmes non plus n'existerions pas (sans l'espace ou matière et le temps).

Une seule conclusion : le passé, le présent et le futur coexistent et cohabitent bel et bien en un même lieu (la même place ou endroit et le même moment), le présent est la seule fraction du temps qui est perceptible par nos sens autres que la mémoire et l'imagination (la pensée).

Vous faites de la musique, vous savez d'avance qu'en jouant telle clé de la guitare ou telle touche du piano vous aurez telle note au moment X, ou de façon générale en faisant ceci vous aurez tel effet, en fonction de ce que vous avez expériencé dans le passé. Vous le savez au moment présent, vous avez vu l'effet passé dans le futur, vous avez donc voyagé au même instant aussi bien dans le passé que dans le futur.

N'est-ce pas cela, VOYAGER DANS LE TEMPS ? Nous voyageons continuellement dans le temps (nous sommes perpétuellement des voyageurs du temps) mais pas de façon avancée.

Vous direz on peut modifier le présent, mais pas le passé ou le futur. Que bêtes sommes-nous là ? On ne peut pas non plus modifier le présent, impossible. Le présent c'est la situation présente : vous vous sentez devant un danger en un moment M, vous ne saurez jamais modifier instantanément cette situation en ce moment M, il faut attendre un tout petit peu qu'un futur très proche arrive pour le faire, et malgré cela aucune action ne sera faite conjointement avec les autres exactement au même présent M(t), cfr la succession d'images des vieux films en vinyl.

Le temps n'est donc que la masse unique (singularité) comportant le passé, le présent et le futur en un même point infiniment petit dans lequel nous sommes prisonniers figés : on ne bouge pas dans le temps.

C'est donc le temps LINÉAIRE qui n'existe pas. Mais pourquoi avons-nous tous un même présent ?

Avec tout ça on n'a plus les pieds sur terre, on flotte dans les cumulo-nimbus tête en bas !

Tout ceci ne permet donc pas de contester (ou rejeter) ou d'admettre comme vrai le recit de "Andrey Basiagsky", qui peut-être aussi pourquoi pas, est un agent de désinformation / conspiration / manipulation / intoxication / campagnes de confusion :

TOUT EST POSSIBLE, ET ON NOUS CACHE TOUT,
et
ON NE CESSE DE NOUS DÉSINFORMER / CONSPIRER SUR NOUS.

Quoi qui'ii en soit, nous sommes dans l'obligation de trouver la possibilité de voyager dans le temps ne fut-ce que pour rectifier certaines choses de l'histoire de l'humanité, recupérer nos chers disparus qui ont trépassé au moment où n'existaient pas de traitements, faire revivre certains héros (Kimbangu, Kadhafi, Martin Luther King, Ndona Kimpa Vita Béatrice...).

Clovis Simard 03/10/2012 02:43


Blog(fermaton.over-blog.com)No.5 - THÉORÈME PULSAR. - Théorie des Cordes, Une nouveauté ?

Roland 26/10/2010 09:09



L'imagination, la poésie, l'intuition sont des dispositions dont les scientifiques ne se sont jamais privés et le résultat pour autant que ces démonstration collent avec la Théorie sont parvenu
jusqu'au Big bang parce que toute histoire doit avoir un commencement et que ce commensement logiquement doit déterminer la suite et le processus de cette histoire qui nus nous mène jusqu'à la
compréhension des états de conscience qui caractérisent l'évolution de notre compréhension de l'univers. Il m'aura fallu environ dix minutes pour parcourir ce chemin emprunté avec mon imagination
dans lequel se résume aussi le concept de ontophylogenès - le temps du sujet et celui du genre.


Le chaos par quoi tout semble débuter est nécessairement sans information. Et il n'est pas même pas nécessaire de faire déjà une distangtion entre néant, rien et vide, qui sont tout de même
quelque chose bien que depuis peu grâce à Hawkins nous pouvons concevoir... Disons entre ce qu'il nous dit du vide quantique. Et d'un temps encore et toujours aléatoire. La seule chose qui
menquait au temps avant le big bang c'est une horloge qui mesurait son fluide chaotique, une conscience qui pouvait forger le concept de tenps.


Se préoccuper de ce qu'il y avait avant le big bang, avant que le temps ne se fossilise en matière... Ne se matérialise en processus chimique c'est mesure tout ce qui nous en sépare dans quelque
chose qui relève comme ici du bricolage pré-scientifique.


Vingt minutes... Deux cafés et trois cigarettes.



Line de Verviers 25/10/2010 12:36



Le temps qui passe a toujours été chez moi une source de questionnement à tous les âges et dans toutes les réalités de ma vie...


Pour moi, le temps est une onde. Et depuis peu, j'ai eu l'idée de réaliser quelques petites expériences toutes simples permettant de le prouver. Ainsi, je vous fait par ce jour de mes théories,
ma "poésie" et les résultats de mon expérience.


 Bonne lecture!!


Je m’éclipse facilement. Une idée passe et je la suis. J’la poursuis. Je
m’envole. Je survole. C’est parti. J’en peux rien. C’est comme ça. J’aime l’évasion. A chaque fois, c’est pareil : j’passe en pilotage automatique. J’entends mais j’écoute plus, j’réponds
mais j’parle plus. Je suis là. Certes. Mais mon attention est ailleurs. C’est vrai... Une idée passe, j’la ramasse. Et j’me retrouve là ! Occupée à me hâter d’un trait d’esprit à l’autre,
comme un lapin blanc, une montre à la main... A la recherche de mon attention perdue !


 


C’est qu’avec le temps et surtout à force de la voir filer en douce
derrière le premier courant d’air venu, j’en ai rencontré, des idées. En général, elles sont bienveillantes, mais il y en a de toutes sortes. Certaines s’attardent des années entières alors que
d’autres s’évaporent l’espace d’une seconde. J’ai appris à les reconnaître, à rebondir en leur compagnie. Et de plus en plus vite ! Et de plus en plus loin... Jusqu’au dérapage. Jusqu’à
l’accident. Jusqu’à ce que je nous blesse le cœur, à moi et à mes proches.


 


Depuis ? Et bien j’essaie de compenser leurs blessures. Et de
réparer les miennes. Chaque jour, un petit peu plus. Chaque fois, un petit peu mieux... Du moins, je le souhaite ! Et j’ai appris ! J’ai appris et si, aujourd’hui, je voyage
toujours aussi vite et aussi loin, dans ce monde rempli de couleurs et de fantaisie, c’est parce que j’ai appris à mieux trier, à mieux renoncer et à mieux choisir. Evidemment, cela n’est pas
toujours simple ou facile. Mais quand tout va mal, quand je retrouve la familière impression qu’encore une fois, le sort s’acharne à me compliquer la vie, et bien moi j’y pense à la Vie,
justement ! Et j’me dis que, dans l’fond, la vie c’est le changement ! J’me dis que demain, de toute façon, ce sera différent ! Alors j’me dis : « Pourquoi pas
mieux !?! ». J’m’offre un moment. J’me rassure. Je réfléchis, je planifie. J’me répare. Je me prépare. Et puis sereine, j’y reviens. J’vous l’ai dit, une idée passe et j’la
ramasse.  Je la suis, j’la poursuis. C’est parti ! Alors vous pensez bien, ces soirs où j’ai la fatigue qui se fait porter pâle, je remplace les
moutons par des pensées et j’la libère, mon attention ! J’la laisse cabrioler. 


 


Faut dire qu’aujourd’hui avec le net, c’est facile d’apprendre comment
elle, ou même l’univers tout entier, a émergé. Apprendre quand tout cela s’est passé. Dans le temps. Dans l’espace. Mais de l’Avant-ça ? Personne n’en parle ! Pas de théorie. Pas
d’idée. Seulement quelques mythes, d’anciennes légendes ou de très vieilles histoires. Mais rien de concret. Rien en rapport avec le monde d’aujourd’hui. C’est que voilà bien des années que
j’m’endors avec cette question en quête... et que je m’amuse à la chercher cette réponse.


 


J’ai longtemps pensé qu’avant tout cela  il devait au moins y avoir un tas de matière. D’ailleurs, Monsieur Antoine Lavoisier nous l’a fait bien justement remarqué : rien ne se perd et rien ne se
crée. Non, tout se transforme, se change, se lie. Et puis, c’est un fait : nos corps sont palpables. Et les objets qui nous entourent, le sont également. Ainsi fallait-il aux moins une
quantité de matière. 


 


Et puis l’énergie, l’explosion. L’impulsion. L’action. Celle qui a permis
au néant - au rien - au vide - de pénétrer la matière. De l’éclater. De la déstructurer. De la réduire en éléments bien plus petits, en particules. De les séparer. De les éloigner... Dans
l’espace. Dans le temps.


 


Jusqu’à la réaction. C’est Isaak Newton qui a été le premier à la mettre
en évidence. À la définir, à l’énoncer justement. Il a dit : « Chaque action implique une réaction ». Et de toute façon sans elle, sans la réaction, qu’y aurait-il eu ? L’écho
du phénomène. Une onde. Une résonnance qui comme le ricochet d’un caillou se sera



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