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Cet ensemble de textes a été conçu à la demande de lecteurs de la revue en ligne Automates-Intelligents souhaitant disposer de quelques repères pour mieux appréhender le domaine de ce que l’on nomme de plus en plus souvent les "sciences de la complexité"... lire la suite

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 10:16
Les bases neurales de la croyance religieuse
par Jean-Paul Baquiast
13 février 2009


De plus en plus de scientifiques essayent aujourd’hui de comprendre les raisons pour lesquelles les hommes continuent à s’enfermer dans des croyances religieuses, quel que soit d’ailleurs le type de divinité à laquelle ils s’adressent 1) Non seulement ces croyances sont universelles, mais elles semblent en train de progresser, contrairement à ce qu'affirment certaines enquêtes croyant percevoir un recul du religieux au fur et à mesure de l’élévation du niveau de vie.


Les explications données à ce phénomène peuvent être de plusieurs types. Les unes s’appuient sur l’analyse des compétitions passées ou contemporaines entre groupes. Dans les sociétés humaines, un certain nombre d’organismes sociaux (que nous pouvons qualifier de superorganismes selon la terminologie désormais usuelle) ont spontanément découvert qu’ils pouvaient utiliser les croyances religieuses de leurs membres pour conquérir ou conserver un pouvoir social. Ceci a donné naissances aux églises ou structures analogues, parmi lesquelles on trouve aujourd’hui d’innombrables formes de sectes, dont l’action vise principalement à exercer le pouvoir politique et économique, même si elles s’en défendent. Les pouvoirs politiques proprement dits se sont très souvent rapprochés de ces pouvoirs religieux afin d’exploiter ensemble les mêmes ressorts sociaux. Mais si ces explications sont recevables, elles ne suffisent pas à comprendre la généralité du phénomène religieux.


On trouve dans la littérature spécialisée d’autres types d’explications faisant appel à des observations faites en imagerie cérébrale ou à des analyses endocriniennes. On a pu montrer ainsi que des zones cérébrales bien individualisées s’activent lorsque les sujets sont, soit en méditation, soit en train d’affirmer des croyances bien définies. Au plan endocrinien, on a récemment observé que le fait d’agir à l’unisson d’un groupe solidement constitué produit des effets de récompense, sous forme d’émission de testostérone ou molécules analogues qui confortent l’appartenance de l’individu au groupe. Mais ces différents phénomènes, qui tendent à renforcer l’homogénéité des superorganismes humains, ne supposent pas nécessairement la croyance en une divinité. Croire en un chef politique peut provoquer les mêmes effets de récompense.


Sur un plan un peu différent, on a depuis longtemps déjà évoqué le fait que les premiers hominiens découvrant la réalité de la mort n’auraient pas survécu au désespoir en résultant si leur cerveau n’avait pas immédiatement inventé la croyance en une vie surnaturelle. De la même façon, dans les temps de crise, les populations se rapprocheraient des religions afin d’y trouver les consolations qu’elles ont perdu dans la vie matérielle. Ainsi les bases neurales générant la croyance en une vie extraterrestre auraient été sélectionnées pour leur caractère prophylactique, si l’on peut dire. Mais une objection très fondée a été faite. Pourquoi la croyance en une vie meilleure n’aurait-elle pas incité les individus à rechercher la mort au plus vite, afin d'atteindre au paradis et à ses onze mille vierges, comme semblent le faire aujourd’hui les combattants candidats aux attentats-suicides.


D’autres scientifiques, notamment Michaël Gazzaniga 2) proposent de rechercher les propension à la croyance dans la très petite enfance. Il s’agirait d’un sous-produit, si l’on peut dire, de la façon dont le cerveau se construit en interprétant au mieux les messages sensoriels. Pour Gazzaniga, le nouveau-né, jusqu’à la petite enfance, est un « dualiste né ». (on pourrait évoquer aussi à ce sujet la théorie de l’esprit, Theory of Mind, qui consiste à prêter aux autres la possession d’états mentaux analogues à ceux que l’on ressent). Le jeune enfant attribue des intentions cachées, non seulement aux êtres vivants mais aux objets de son entourage, dès lors du moins qu’ils sont animés (par exemple des figures géométriques mobiles sur un écran). Il semble que beaucoup de jeunes animaux appartenant aux espèces dites supérieures font de même. Ceci permet au nouveau-né d’être réactif vis-à-vis des intentions qu’il prête au monde et de construire par essais et erreurs sa propre personnalité. Si elle n’est pas contrée par l’éducation, une telle propension, exportée chez l’adulte, servira de support aux croyances dualistes.


Le psychologue évolutionnaire Paul Bloom, de Yale, va plus loin. Il suppose que le jeune enfant dispose de deux systèmes de connaissance autonomes, l’un traitant de l’esprit et l’autre des relations avec le monde physique. Il nomme ceci le dualisme de sens commun (common sense dualism). Il s’agirait en fait d’un fonctionnement quasiment défectueux du cerveau. Le cerveau laisserait la partie de lui-même qui commande les comportements quotidiens en relation avec le monde matériel agir de façon mécanique, sans produire d'intentionnalités, tandis que le cerveau cortical, fonctionnant sous le régime de la conscience dite supérieure, tendrait à supposer l’existence de telles consciences chez des animaux et personnes extérieures. Par extrapolation, le cerveau supérieur en viendrait à imaginer que cette faculté consciente puisse se trouver désincarnée et vivre d’une vie propre. Il s’agirait alors d’une extension ou radicalisation de la théorie de l’esprit.


On dira que ces observations n’ont rien de nouveau et ont permis notamment d’expliquer depuis longtemps l’animisme que l’on retrouve dans beaucoup de cultures primitives. Même de nos jours, le poète se demande « Objets inanimés, avez-vous donc une âme, qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? ». Il serait donc important de sortir de la psychologie et de montrer concrètement, par des expériences précises analysant les bases neurales en cause, comment se forme dans le cerveau des jeunes enfants ce dualisme fondamental. Il faudrait aussi montrer quels bénéfices recueille le sujet quand il suppose que des entités non conscientes sont conscientes ou que des consciences ou esprits se promènent de façon désincarnée dans la nature. En fait, de telles croyances, loin d’être utiles, pourraient provoquer beaucoup d’erreurs qui se révèleraient néfastes pour la survie.


La recherche de causes, fussent-elles imaginaires


On peut donc penser que toutes ces explications ne sont pas suffisantes. Une autre direction de recherche évoque le besoin consistant à rechercher des causes aux phénomènes perçus, afin notamment d’agir sur ces causes ou tout au moins de conjurer certains de leurs effets. Les animaux supérieurs le font spontanément dans de nombreux cas. Il s’agit d’un comportement essentiel à la survie. Il ne serait pas étonnant que les humains aient développé cette forme de relation avec le monde extérieur, dont les bénéfices étaient pour eux immédiats. Mais, emportés par l’élan, si l’on peut dire, ils auraient pris l’habitude de supposer l’existence de causes là où il n’y en avait pas. Il se serait agi d’une sorte de principe de précaution inconscient. Mieux vaut soupçonner la présence d’un prédateur quand un bruit se fait entendre, même si ce soupçon n'est pas fondé, qu’attribuer ce bruit à un hasard inoffensif. Les cerveaux humains se seraient donc progressivement câblés pour faire l’hypothèse de l’existence de causes, y compris des causes surnaturelles quand des causes naturelles n’apparaissaient pas immédiatement. En découlait immédiatement la croyance en la finalité : tel phénomène ou objet a pour but ou cause de jouer tel rôle.


La recherche des causes est à la base de la démarche scientifique, sauf qu’en ce domaine, les relations supposées entre causes et effets font l’objet d’une critique collective sévère. On comprend donc bien que chez la plupart des jeunes et même des adultes ne pratiquant pas la rigueur de la méthode scientifique, la tendance à supposer l’existence de causes surnaturelles ait constitué de tous temps et demeure encore un « câblage très dur » dans le cerveau des individus. D’où la difficulté qu’ont les matérialistes (quand ils se préoccupent de cette question) à convaincre leurs contemporains de la vanité des superstitions et des croyances religieuses pour expliquer le monde.


Ajoutons que l’hypothèse faisant reposer dans la recherche des causes le fondement des croyances religieuses permet de commencer à expliquer l’apparition des incroyants ou athées. Comment dans des populations dont les cerveaux étaient généralement câblés pour générer des croyances irraisonnées en un ordre extraterrestre, ont pu apparaître et se répandre (à petite dose) des individus dont les cerveaux se refusaient à embrasser sans preuves de telles croyances ? Nous pensons que la réponse à cette question réside dans le fait que les cerveaux ne sont pas tous identiques, ni à la naissance ni au terme de leur éducation sociale. Il s’en trouve quelques uns, en petit nombre, pour faire preuve d’incrédulité, aussi bien à l’égard de ce qu’ils croient voir à première vue qu’à l’égard de ce qui leur est dit. Pour croire, ils ont besoin de preuves matérielles sérieuses et renouvelées. Cette capacité se retrouve chez certains individus au sein de diverses espèces animales. Ils ne se laissent pas leurrer par des pièges et tromperies comme le reste de leurs congénères. Ce qui leur est généralement utile.


Les athées sont de cette sorte. Dès l’enfance, ils ont refusé de croire aux enchantements proposés par les religions, de la même façon qu’ils avaient refusé de croire au Père Noël. Ils ne percevaient pas de preuves matérielles justifiant de telles hypothèses. Il s’agissait, si l’on peut dire, de scientifiques avant la lettre. Si notre hypothèse était exacte, elle permettrait de comprendre pourquoi les incroyants sont à la fois si rares et si précieux…et pourquoi ils risquent de le rester encore longtemps.


Notes

1) Lire l’article Born believers. How your brain creates God par Michaêl Brooks
http://www.newscientist.com/article/mg20126941.700-born-believers-how-your-brain-creates-god.html?full=true

2) Voir notre article présentant le livre de Gazzaniga "Human, What makes us unique". http://www.automatesintelligents.com/biblionet/2008/sept/human.html

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commentaires

PLAS Guillaume 03/09/2009 16:47

 
Croire en un Dieu qui n’existe pas, telle est la devise du pasteur protestant, Klaas, Hendrikse.
15.2.2009
Par Guillaume.
Le pasteur protestant Klaas Hendrikse, PKN (1) de Midelburg-Zierikzee a semé la consternation et la pagaille dans l’Eglise protestante néerlandaise en révélant à divers médias son «athéisme» et en publiant son livre « Croire en un Dieu qui n’existe pas : manifeste d’un pasteur athée.»(2)  La bible n’est pour lui qu’un ramassis d’histoires mythologiques.
Personnellement je ne suis pas étonné de cette déclaration et de ce livre. On sait depuis longtemps, qu’il y a énormément de curés et de pasteurs athées, et qu’ils n’ont pas l’obligation de croire en Dieu, mais de convaincre tous les crédules du monde entier, d’y croire. C’est le but de toutes les religions, faire croire en Dieu, la résurrection, la réincarnation, la Trinité, les saints, les faux miracles etc., tout en sachant que ce n’est rien d’autre que de l’exploitation de la crédulité humaine, de l’imposture, de la supercherie,  de la tromperie, de la fourberie, de la tartufferie. Le pasteur sait aussi que Dieu est le seul être qui, pour régner, n’ait pas besoin d’exister, comme l’a dit si bien Baudelaire. C’est pourquoi il suffit de croire en un Dieu qui n’existe pas pour faire survivre Dieu et les religions.
Que Dieu n’existe pas, est selon ce pasteur une condition préalable à l’exercice du sacerdoce de pasteur. Déjà pendant ses études de théologie, Klaas Hendrikse ne croyait pas à la théologie qu’on lui enseignait. Selon ce pasteur beaucoup de croyants ont abandonné l’idée de l’existence de Dieu ou en doutent, mais cela n’a aucune importance pour lui, du moment qu’on croit en ce Dieu inexistant.
Il compare la Bible et ses récits mythiques à la mythologie grecque ou romaine. Personne ne se pose encore la question de savoir si Janus, Saturne, Cronos ou Zeus, alias Jupiter, ont existé. Il s’étonne que plus personne ne croit à ces dieux mythiques, mais qu’on n’agit pas de même avec le Dieu monothéiste juif, chrétien ou musulman. On croit même dit-il dans le Fils d’un Dieu qui n’existe pas. Lisez le mythe de Jésus sur le site : http://www.assatashakur.org/forum/..  Puisque le pasteur protestant dit qu’un Dieu inexistant ne peut avoir un enfant, c’est normal que le pape Léon X, à qui on attribue ces paroles, aurait dit au cardinal Pietro Bembo en 1520 : "On sait de temps immémorial combien cette fable de Jésus-Christ a été profitable à nous et à nos proches."[Quantum nobis nostrisque que ea de Christo fabula profuerit, satis est omnibus seculis notum.]. (3) tandis que le pape Paul III, homosexuel notoire, déclare au duc Mendoza, ambassadeur d’Espagne : «N'ayant pu découvrir aucune preuve de la réalité historique de Jésus-Christ de la légende chrétienne, j'étais dans l'obligation de conclure à un dieu solaire mythique de plus.» (4)
 
Le pasteur Klaas Hendrikse, ne prononce jamais les mots « Seigneur aidez-nous », et refuse de les prononcer. Il sait évidemment que c’est inutile et ridicule. Le Seigneur, n’a jamais aidé personne, ni multiplié les pains pour les millions de pauvres qui meurent de faim en ce monde à la dérive. Au lieu d’arrêter les famines et les catastrophes dans le monde, ce Dieu tout-puissant et infiniment mauvais, se complaît sadiquement à les aggraver chaque jour encore plus, d’abord sur terre, et puis comme si cela ne suffisait pas, il promet encore que dans l’au-delà, il va nous rôtir en enfer. Même après la mort, pas de pardon. Il surchauffe même actuellement la terre à un tel rythme, que bientôt il va nous rôtir vivant, sans attendre qu’on arrive en enfer. Il est plus diabolique que le diable, qui n’est que son serviteur et exécuteur de la volonté divine. Oui, Diderot a raison, l'idée qu'il n'y a pas de Dieu ne fait trembler personne; on tremble plutôt qu'il y en ait un. Le Dieu biblique, n’a rien de bon. Il est jaloux, violent, vindicatif, cruel et criminel. On préfère qu’un tel Dieu n’existe pas.
Cela n’empêche pas les gens crédules de crier « Allah Akbar » lorsqu’ils font la guerre ou s’entretuent religieusement un peu partout dans le monde, ou lorsqu’ils prient, après une grande catastrophe, pour que le Tout-Puissant ne récidive pas trop vite. Ces prières chrétiennes, musulmanes, juives, hindoues, bouddhistes, ne sont jamais entendues et ne servent à rien, comme chacun peut s’en apercevoir, sauf les crédules et superstitieux.
Devant toute la misère dont le Tout-Puissant est censé être l’auteur, il n’y a qu’une excuse pour Dieu, c’est qu’il n’existe pas, écrivait Stendhal. On n’a pas besoin d’un Dieu qui nous accable de tous les malheurs possibles, qui n’a jamais aidé l’humanité souffrante, qui ne s’est jamais manifesté pour donner ne fût-ce qu’un seul pain à un affamé. Il va même jusqu’à foudroyer et incendier des églises pendant que les «bigots» s’y agenouillent et prient inutilement.
Epicure a bien résumé l’inutilité de Dieu: Ou Dieu veut empêcher le mal et ne le peut, ou il le peut et ne le veut, ou il ne le peut ni ne le veut, ou il le veut et le peut. S’il ne veut et ne le peut, il est impuissant, s’il le peut et ne le veut, il est pervers, s’il ne le peut ni ne le veut, il est impuissant et pervers, s’il ne veut et le peut, que ne le fait-il, mon père ? (A. France. Les Dieux ont soif).
Selon une enquête, un sur six pasteurs, ignorent s’il existe un Dieu. On n’apprend rien aux théologiens en leur disant que Dieu n’existe pas. La lecture des livres saints exécrables, ne peut que les conduire à l’athéisme. Le pasteur dit qu’il n’existe pas de Dieu, qui préserve l’homme des malheurs qui l’accablent, ou qui les lui infligent. Croire qu’il existe un Dieu qui protège les uns et non les autres, est une dépendance immature, et sans les êtres humains Dieu n’est rien, est sa conclusion.
Oui, le pasteur a raison, sans l’homme, Dieu n’est rien, puisqu’il n’existe que dans l’esprit des hommes et donc grâce à eux. Il n’est qu’une chimère, qui aujourd’hui survit dans l’esprit du croyant et meurt demain lorsqu’il devient athée. Dieu n’est pas mort comme l’a dit Nietzsche, parce qu’il ne le sera que le jour où il n’existe plus de croyants pour le garder en vie. Dieu n’est rien d’autre qu’un être fictif, une création de l’homme, dont la  survie ne dépend que des croyants. Ce sont les croyants qui le maintiennent encore en vie, et ils sont loin de l’avoir fait mourir, compte tenu du nombre infime d’athées.
Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer disait Voltaire. L’homme s’en est chargé et l’a créé à son image. Si Dieu l’avait créé, il ne serait évidemment pas aussi mauvais et imparfait. Un Dieu parfait ne peut créer des êtres imparfaits. L. Fuerbach considère que Dieu est le produit de notre imagination, et estime que l’homme a créé Dieu et la religion, et non l’inverse, en projetant à l’extérieur de lui toutes les valeurs idéales dans un être fictif. (Essence du Christianisme)
Klaas Hendrikse n’est pas le seul pasteur ou le seul curé athée. Il y en eut bien d’autres, mais pas tous aussi célèbres que le curé Jean, Meslier, (1664-1729) qui a dénoncé l’imposture chrétienne dans ses mémoires, cachées jusqu’après sa mort, pour échapper aux bûcher.
«Il est absurde écrit-il, d'appeler Dieu de justice et de bonté, un être qui fait tomber indistinctement tous les maux sur les bons et les méchants, sur les innocents et les coupables; il est fantasque d'exiger que les malheureux se consolent de leur infortune, dans les bras mêmes de celui qui en est l'auteur (Le bon sens)
La citation célèbre du livre de Dostoïevski «Les Frères Karamazov&raq

Cesvaine 16/08/2009 14:47

Bonjour, j'ai découvert votre site et je me régale à lire vos propos. Je n'ai pas la culture  universitaire et scientifique pour argumenter "scientifiquement" mon commentaire mais je suis tout de même chagrinée qu'on oppose encore la science aux "croyances religieuses".  Quand vous écrivez la chose suivante : "Les premiers hominiens découvrant la réalité de la mort n’auraient pas survécu au désespoir en résultant si leur cerveau n’avait pas immédiatement inventé la croyance en une vie surnaturelle." Bon c'est sûr que je ne suis pas une première "hominiène" mais j'aimerais très souvent croire qu'il n'y a plus rien après la mort. Je vous assure. Je n'ai aucune croyance religieuse particulière juste une inexplicable certitude que ce que l'on appelle la mort n'est jamais une fin. Je pense pour ma part sans vous citer quiconque que moi-même (pardon pour ça) que ce que vous appelez "croyants" (je ne parle pas des obscurantistes, mais des personnes qui sont dans la lumière) ont juste quelques décennies d'avance sur la recherche scientifique. Un jour tout sera prouvé. Et science et religion seront enfin liées. Bon, je continue ma découverte de vos textes. Merci de partager avec nous vos connaissances.

Luestan 18/03/2009 12:16

"Non seulement ces croyances sont universelles, mais elles semblent en train de progresser, contrairement à ce qu'affirment certaines enquêtes croyant percevoir un recul du religieux au fur et à mesure de l’élévation du niveau de vie"N'y a-t-il pas là une illusion d'optique? Les tenants des religions sont plus visibles, mais pas pour autant proportionnellement plus nombreux. Ceux qui sont passés de l'invisibilité à la visibilité, parce que plus nombreux, ce sont les matérialistes et athées. Si les religieux sont plus visibles, c'est peut-être seulement par effet de contraste.

Bertrand 17/02/2009 15:57

A Dominique > N'est-ce pas, en termes moins abscons, l'idée de Paul Bloom ci-dessus exposée ?

Bertrand 17/02/2009 10:39





Bonjour !
 
Tout d’abord, bravo pour votre blog, j’apprécie la démarche.
 
Deux questions à propos de votre article.
 
« Mais une objection très fondée a été faite. Pourquoi la croyance en une vie meilleure n’aurait-elle pas incité les individus à rechercher la mort au plus vite […]»
N’est-ce pas pour cela que nombre de religions ont instauré le tabou du suicide ?
 
Ensuite, à la lecture de votre réflexion, il demeure toujours cet énorme mystère qui est la croyance religieuse chez les scientifiques, quand il ne s’agit pas d’exercer un pouvoir, qu’il soit économique ou  politique…

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