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Cet ensemble de textes a été conçu à la demande de lecteurs de la revue en ligne Automates-Intelligents souhaitant disposer de quelques repères pour mieux appréhender le domaine de ce que l’on nomme de plus en plus souvent les "sciences de la complexité"... lire la suite

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 15:53

Par Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin

 

La bête
La Bête à dix cornes et sept têtes

 
 

Pierre Jovanovic Pierre Jovanovic est un homme étrange. Il a beaucoup écrit, mais dans des domaines très éloignés de ceux qui sont les nôtres ici : la Bible, l'Apocalypse, les démons, les anges.
Il y fait preuve d'une culture considérable concernant l'histoire des grands mythes chrétiens, comme les méandres de la Papauté actuelle. Croyant lui-même, il rencontre un grand succès auprès de ceux qui s'intéressent, à tort ou à raison, à l'influence des forces occultes sur le monde actuel. Les athées, tout en admirant sa vaste culture, ont pour beaucoup été prompts à le classer parmi les conspirationnistes – étant entendu que le conspirationnisme se manifeste dans toutes les sociétés et au sein de toutes les forces politiques. Le terme est souvent utilisé pour déconsidérer ceux qui ont suffisamment de sens critique pour ne pas accepter les propagandes officielles et qui voient ainsi avant les autres les réalités profondes de la vie politique.

Pierre Jovanovic a pour nous un autre mérite : sa culture économique est considérable, notamment en ce qui concerne l'histoire de la finance. Il s'inspire de documents officiels souvent jusqu'ici peu connus ou dissimulés. Il a par ailleurs toujours refusé les mots d'ordre de ce que l'on nomme les atlantistes, c'est-à-dire les Européens qui oubliant leurs valeurs se sont fait les "laquais" (comme l'on disait jadis à l'Huma), depuis la Seconde guerre mondiale, de la superpuissance américaine. Ces laquais sont aujourd'hui plus agressifs que jamais, en refusant d'admettre l'accumulation des catastrophes que provoquent les conflits initialisés par Washington, ceci dans le monde entier.
Aujourd'hui, notamment en France, dans le cas de l'offensive multiforme menée par l'Amérique contre la Russie, les atlantistes semblent avoir totalement subverti les hommes politiques, les médias et une large partie de l'opinion. La Russie est plus que jamais l'ennemie, l'Amérique et son dollar les alliés.

666Or le dernier livre de Pierre Jovanovic, 666 (éditions Le jardin des livres 2014), apporte des éléments de preuve généralement inconnus du grand public, montrant comment depuis des décennie la conjonction de la diplomatie américaine, de la CIA et des grands banquiers de Wall Street a mis le reste du monde sous tutelle. Beaucoup, dont nous sommes, le disent et le répètent, mais semble-t-il un peu dans le désert...
Les démonstrations concrètes fournies par "666" devraient suffire à emporter la conviction de tous les citoyens qui, en Europe, ne sont pas sous le contrôle de ce que nous nommons pour notre part "la diplomatie du dollar et des services secrets".
Avec cet ouvrage, et même sans connaître les références bibliques, le lecteur pourra se convaincre que la nouvelle Bête de l'Apocalypse menaçant le monde entier avec ses sept têtes, est effectivement le système monétaire international reposant sur le dollar. Sytème imposé aujourd'hui par l'Amérique au monde entier, y compris à ce jour à la Chine et à la Russie, malgré tous leurs efforts pour s'en défaire.

L'or s'efface au profit de la monnaie de singe

A la suite du coup de force imposé par Richard Nixon le 15 août 1971, toutes les références à l'or ont été exclues par les banques centrales nationales, y compris aujourd'hui la Banque centrale européenne en ce qui concerne l'euro. Il faut se souvenir qu'en 1944, les accords de Bretton Woods avaient mis en place un système de changes fixes entre les monnaies et l’or ou le dollar, la clé de voûte du système étant la possibilité de convertir selon une parité fixe le dollar en or (35$ l’once d’or).
Cependant, à partir des années 1960, ce système a été progressivement combattu par les Etats-Unis, compte tenu de leur déficit extérieur. Dans la suite de l'explosion de leurs dépenses militaires, ils importaient plus qu’ils n’exportaient et devaient financer la différence par création de dollar. Les réserves d’or de la Fed (la banque centrale des États-Unis) se révélèrent vite insuffisantes pour garantir une conversion des dollars en respectant la parité officielle.

Sous la pression de Wall Street, le président Richard Nixon a donc décidé en 1971 de suspendre la convertibilité en or du dollar, puis de le dévaluer à plusieurs reprises. En mars 1973, une nouvelle crise des changes a conduit au flottement généralisé des monnaies : la plupart des monnaies ont des taux de change "flottants" qui varient au jour le jour. En 1976, les accords de la Jamaïque ont entériné cet état de fait et l’abandon de toute référence à l’or dans le système monétaire international.
C'était le dollar qui devenait de facto l'unité de change internationale.

Le plus grand hold-up du monde

Dès cette époque, ce coup de force a rendu possible la réalisation de ce que Pierre Jovanovic qualifie à juste titre de "plus grand hold up du monde". En faisant fonctionner la planche à billet, la Fed - maîtresse du dollar - pouvait fournir aux Américains toutes les devises dont ils avaient besoin pour mener leur expansion militaire et économique, achats de matières premières et d'entreprises. Dans un système ouvert, les autres pays, disposant de leurs propres réserves en or et en devises nationales, auraient pu refuser les dollars ainsi créés. Mais étant eux-mêmes assujettis au dollar et ne pouvant en créer pour leur propre compte, ils étaient obligés d'accepter les dollars américains et les politiques économiques et diplomatiques menées par l'Amérique s'ils voulaient commercer entre eux ou avec les Etats-Unis .

Aujourd'hui le même hold-up se poursuit et s'amplifie.
Alors que tous les Etats du monde se saignent pour rembourser leurs dettes, souscrites en dollars et auprès d'établissements financiers tous américain, Washington, qui lui aussi croule sous les dettes, n'a pas de soucis à se faire. Comme l'a montré la dernière crise financière, il suffit que le Président ordonne à la Fed d'émettre les billions de dollars (quantitative easing) nécessaires au paiement de ces dettes. Tous les producteurs de richesses du monde, en Chine notamment, se précipitent pour acheter les bons du trésor fédéraux et soutenir ainsi la suprématie américaine, n'ayant pas la possibilité d'épargner au plan international avec leurs propres monnaies.

Pourquoi les gouvernements de ces pays ne se rebellent-ils pas, en refusant par exemple d'acheter des US Bonds voire d'honorer leurs propres dettes ?
Sur ce point, Pierre Jovanovic apporte la seule réponse qui s'impose, réponse encore pudiquement ignorée par les analystes financiers : c'est parce que ces gouvernements sont contraints de le faire, sous la pression des moyens militaires de l'US Army en ce qui concerne les petits Etats, et sous celle des milliers d'agents de la CIA qui opèrent dans les plus grands Etats, notamment en Europe, et notamment en France, pour s'assurer que les dirigeants de ces Etats marchent droit.

Dans le cas contrarire, la CIA suscitera les troubles politiques qui emporteront les récalcitrants (regime change). Jovanovic n'hésite pas à reprendre ainsi la rumeur selon laquelle en France, Mai 68 avait été organisé pour provoquer le départ de De Gaulle, le seul grand dirigeant européen qui avait le courage de s'opposer à l'Amérique. Ceux d'entre nous, suffisamment âgés pour cela, qui se souviennent avoir manifesté sur les barricades de mai, ne s'imaginaient pas alors qu'ils faisaient le jeu de la CIA.

Le Brics ?

Comment sortir de la domination du dollar afin de s'affranchir de la domination américaine ?
Ceci suppose de se regrouper pour devenir suffisamment forts à l'échelle du monde. C'est ce que tentent actuellement de réaliser les dirigeants du Brics en mettant en place une monnaie commune qui ne serait plus le dollar (dédollarisation), mais un fonds monétaire Brics et une banque mondiale Brics, de grands programmes d'investissements productifs Brics destinés à assurer leur développement.

Pierre Jovanovic n'aborde malheureusement pas cette perspective dans son livre.
Souhaitons qu'il le fasse dans un prochain ouvrage, avec les éclairages particuliers qui sont les siens. Pour notre compte, quel que soit l'appui que nous pourrons apporter à ces projets du Brics, rien ne nous permet encore d'affirmer qu'ils viendront à bout de la "Bête de l'Apocalypse".

La Bête a suffisamment d'audace criminelle pour provoquer une guerre mondiale qui serait la fin de ses adversaires. La sienne propre sans doute dans le même mouvement.
Mais la Bête blessée préférera sans doute périr elle aussi plutôt que céder un pouce de l'emprise qu'elle s'est donnée sur les corps et les consciences...

* Blog de Pierre Jovanovic
 

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commentaires

mehdi mountather 07/02/2015 10:39

Tempête de neige ces catastrophes naturelles la guerre d'ALLAH pour exterminer les pays qui n'appliquent pas la charia islamique si ce février 2015 la fin du monde aux non musulmans de convertir a l'islam pour éviter l'enfer et les chiens de l'enfer Qaida Daash Boko Haram Gia les architectes des complots 11.9 Toulouse Charlie Hebdo les attentats d'Alger et les franc maçons a l'enfer ALLAH dit ( Le jour où la sentence prononcée contre eux devra être exécutée, Nous ferons surgir de terre une bête qui proclamera que les hommes ne croyaient pas à Nos signes avec certitude.) 82 sourate An-Naml des fourmis si la télé la bête de la fin du monde c'est la fin du monde ( A ALLAH nous appartenons et à lui nous retournons)

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